L’intelligence artificielle (IA) enregistre des avancées spectaculaires qui ne cessent de nous surprendre. Mais l’on oublie souvent que ces systèmes supposés être intelligents ne fonctionnent que parce que des êtres humains aux idées géniales ont su faire preuve de la créativité et de la clairvoyance nécessaires pour leur permettre d’exister.
Les bases de l’IA ont été jetées il y a bien longtemps. Son utilisation, elle non plus, ne date pas d’hier, même si les milliards d’utilisateurs de smartphones n’en ont réellement pris conscience que récemment. Si l’IA est sur toutes les lèvres aujourd’hui, c’est parce que ce n’est que depuis peu que l’énorme masse de données qu’elle génère fait l’objet d’une utilisation intensive, avec les résultats saisissants que l’on connaît.
La mission de la Confédération est, d’une part, de s’assurer que notre pays puisse profiter pleinement des opportunités offertes par l’IA. En termes plus concrets, la Suisse doit disposer de toutes les compétences requises pour exploiter au mieux les nouvelles technologies. Formation, recherche et innovation sont ici les maîtres mots. D’autre part, la Confédération doit prévoir des garde-fous pour limiter les dommages potentiels qu’un usage inconsidéré de l’IA et des données qui lui sont liées est susceptible de provoquer.

La Journée suisse de la qualité est l’occasion de débattre des nouvelles possibilités que nous offre l’IA, possibilités qui, j’en suis convaincu, vont se multiplier à l’avenir !